Présentation générale

 

  • Exposition « Une futile audace »
    sous la direction de Jean-Jacques Cleyet-Merle
  • Organisation
    Musée National de Préhistoire
  • Chargée de communication
    Élise Dutarte
  • Médiation culturelle
    Bruno Caudron (PIP), Cécile Gizardin et Florence Landais (MNP)
  • Mise en exposition
    André Schmitt, Pascal Alibert et Joël Crepin

L’exposition « Une futile audace », au Musée National de Préhistoire au printemps 2009, tentera une mise en perspective de la trajectoire de l’Homme dans l’espace et le temps, et de son rapport au monde. La réflexion scientifique et philosophique de Marcel Otte articule les collections lithiques du musée avec le travail sur pierre de Jean Paul Forest, les oeuvres matérielles du sculpteur faisant écho aux recherches théoriques et conceptuelles du professeur de l’Université de Liège. Action et réflexion s’entremêlent et s’épaulent pour suggérer une trajectoire chaotique mais sensible, favorisant une réflexion plus intemporelle et métaphysique sur les rapports entre l’esprit, le geste et la matière. Deux approches - et deux langages - se combinent pour nous inciter à prendre du recul avec la vision immédiate que nous impose notre civilisation, et reconsidérer le rôle de la création dans les sciences humaines. Cette volonté de mise à distance est le fil conducteur du projet : les recherches de Marcel Otte portent essentiellement sur la Préhistoire, et Jean Paul Forest travaille sur une île isolée de l’Océan Pacifique. Outre leur intérêt commun pour les liens entre matérialité et spiritualité, cette volonté de s’extraire temporellement ou géographiquement de l’emprise de l’ ” actualité ” les a paradoxalement réunis. Et effectivement sous cet angle, toute entreprise humaine, de l’histoire de l’humanité à cette exposition à chacune des productions matérielles ou intellectuelles qui composent cette exposition, semble bien relever d’ ” une futile audace “…

Le travail de Jean Paul Forest sera d’une part juxtaposé aux collections permanentes, et d’autre part installé dans la salle d’exposition temporaire, où il illustrera des extraits de textes du Professeur Marcel Otte. Au total, une douzaine de photographies des oeuvres in situ, une trentaine de recompositions (galets trouvés cassés et appareillés avec une prothèse de bois), et une vingtaine d’éclatements, plus un espace vidéo